Partager ou garder ses recettes : il en va des consultants comme des chefs étoilés

J’entends certains consultants débutants et d’autres avec plusieurs années de pratique professionnelle me dire qu’il faut protéger ses idées, ses méthodes, ses techniques. Sinon, des collègues, voire des clients, peuvent les piquer ! La peur d’être copié, comme disait Nicolas Thébault, confrère chroniqueur du site Envie d’entreprendre. Je crois qu’on peut faire une comparaison avec les chefs étoilés que l’on voit dans les médias.

Que croyez-vous qu’ils font ? Pourquoi montrent-ils certaines de leurs recettes ? Pourquoi partagent-ils leur passion entre collègues, avec leurs clients et le grand public ? La peur d’être copiés n’est pas en question : souvent, leurs recettes sont des hybrides de plein de sources d’inspiration, depuis leur grand-mère jusqu’à leurs confrères. Il en va de même pour les consultants, les formateurs ou les coaches : croyez-vous que leurs processus soient si différents des autres ?

Comme pour les chefs étoilés, c’est le tour de main, le savoir-faire en situation, l’intelligence du contexte, l’intuitu personae qui vont faire toute la différence. D’où, ce que me disent et redisent, avec une constance et cohérence remarquables, les consultants les plus aguerris, les plus matures, et d’ailleurs aussi les plus modestes dans leur assurance profonde : “ce qu’achète mon client c’est moi, ce que je lui vends c’est la prestation”.

Les consultants, comme les chefs étoilés, ont besoin de partager, de confronter leurs idées avec les autres. Le partage démultiplie les effets de l’apprentissage. Pourquoi un consultant qui préconiserait le développement de l’intelligence collective pour ses clients s’en priverait-il pour son propre usage ? Les mauvaises langues diront : parce que le cordonnier est souvent le plus mal chaussé !! Et il est vrai, par exemple, que certains coaches — bien que certifiés et supervisés — auraient besoin d’être accompagnés, parfois même par leur client…

Pour conclure, j’ajouterais que cette peur d’être copié est sans doute directement proportionnelle au manque de spécificité du positionnement des personnes qui la ressentent. Nicolas Thébault rappelle d’ailleurs qu’il faut absolument se différencier et qu’il ne sert à rien de se méfier des « concurrents », car on ne s’enrichit pas sur un cimetière.

Voir aussi un des premiers billets de ce blog qui complète le sujet, avec la question “faut-il se protéger ou se projeter ?
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